Français avec Kobanga KAMANO.

Les règles courantes pour les accords en français
Par Faya Kobanga Dambonö
Ce cours de français de niveau intermédiaire conforme aux exigences du Cadre de Référence pour les Langues, s’inscrit dans le double dispositif “former avec le numérique”et “langue et interculturalité” mis en place par Kamano Faya Kobanga fruit de l'université Général Lansana Conté de sonfonia Conakry. Il s’adresse à tous les étudiants souhaitant poursuivre leurs études supérieures. Il leur permettra non seulement d’avoir le niveau requis en français pour suivre des cours dans le système supérieur français en termes de compétences linguistiques, mais les aidera à s’adapter à leur nouvel environnement dans les meilleures conditions.
1)-Accord de l'adjectif qualificatif
Règle : l' adjectif qualificatif, épithète ou attribut, s'accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte (Une grande fille. Trois petits garçons. Elles sont jolies).
- S'il se rapporte à plusieurs noms ou PRONOMS, il se met au pluriel et prend le genre des mots qu'il qualifie (La table et la chaise anciennes). Si les mots sont de genres différents, l'adjectif se met au masculin pluriel (La table et le buffet anciens). Il faut, dans ce cas, essayer de rapprocher l'adjectif du nom masculin donneur d'accord.
- L'accord peut se faire, selon le sens, avec le mot le plus rapproché (Une table et une chaise ancienne = seule la chaise est ancienne). Le sens, parfois, commande un accord de ce type (J'ai parlé avec votre père et votre frère aîné), seul le frère peut être qualifié d'aîné.
Notez : les adjectifs qualificatifs utilisant des noms de fleurs, de fruits, de pierres précieuses, etc., restent invariables (Des robes orange. Des yeux émeraude).
L'adjectif est en rapport avec plusieurs noms :
a)- Les noms sont joints par une conjonction de comparaison (comme, ainsi que...). Si la conjonction est vraiment une comparaison (elle est alors fréquemment entre parenthèses), il ne s'accorde qu'avec le premier nom (Cet homme a le dos, comme la nuque, fort et musclé). Mais si le sens est celui de "et", il s'accorde avec les deux (Il a la main ainsi que l'avant-bras tout brûlés).
b)-Les noms sont joints par "ou". L'adjectif s'accorde avec le dernier, sauf si l'on veut explicitement marquer que les deux noms sont qualifiés (Il demande du soutien ou une aide rapide. On demande un technicien ou technicienne qualifiés).
c)- L'adjectif se rapporte à un nom suivi de son complément. C'est, en ce qui concerne le traitement automatique, une des configurations les plus délicates. L'adjectif s'accorde selon le sens, tantôt avec le nom, tantôt avec le complément (Un bleu de chauffe graisseux mais Un bouquet de fleurs fraîches).
Voir aussi : Avoir l'air, Des plus, des moins, des mieux
2)-L'accord des adjectifs composés :
dépend de la nature des mots qui les composent.
a)-Avec deux adjectifs : (aigre-doux, sourd-muet) : les deux adjectifs qualifient le même nom, ils s'accordent tous deux (Il a prononcé des paroles aigres-douces. Ce sont des filles sourdes-muettes).

  • Notez : Les composés, dont le premier adjectif, de formation expressive, se termine par "o" ou "i" restent invariables (les anglo-saxons, des situations héroï-comiques).

b)- Un adjectif et un élément invariable : seul l'adjectif varie. (Il a lu l'avant-dernière version).
c)- Deux adjectifs, mais le premier a valeur adverbiale : seul le second varie. C'est le cas, en particulier, avec "nouveau, court, mort", etc. (Une tentative mort-née). Voir adjectifs invariables.

  • Notez : l'adjectif pris adverbialement reste invariable (Voler bas, voir clair, marcher droit, etc.). Dans "tout-puissant", "tout" varie au féminin seulement (Des hommes tout-puissants, des femmes toutes-puissantes).

3)- Accord de l'adjectif de couleur
Les adjectifs de couleurs (bleu, rouge, vert, etc.) utilisés seuls s'accordent avec le nom qu'ils qualifient (Des pantalons bleus. Des robes vertes). Si l'adjectif est composé, il reste invariable (Des yeux bleu vert). Cette règle est également valable pour les noms (ou les adjectifs) qui précisent la nuance (Des yeux bleu foncé. Des cheveux brun clair. Une veste bleu pétrole, etc.).
Les noms de fruits, de pierres précieuses, de fleurs, utilisés pour désigner la couleur restent invariables (Des cravates orange. Des yeux émeraude).

  • Notez : "pourpre, mauve, rose, écarlate, fauve, incarnat" devenus de véritables adjectifs varient s'ils sont employés seuls (Il avait les joues écarlates).

4)-Accord de l'adjectif possessif
Les adjectifs possessifs " mon, ton, son, ma, ta, sa, notre, votre, leur, mes, tes, ses, nos, vos, leurs " font partie de la catégorie des déterminants. Ils indiquent que le nom (chose ou être) a une relation avec une personne grammaticale  : celui qui parle (mon, ma, mes, nos, notre), celui à qui l'on parle (ta, votre, tes, vos), celui dont on parle (sa, leur, ses, leurs). Trois déterminants possessifs ont un accord selon le sens, il faut alors considérer plusieurs critères:
a)- " leur, notre, votre ", ainsi que le nom qu'ils déterminent, restent au singulier :
- Devant les noms qui n'admettent pas le pluriel (On ne peut pas faire confiance à leur odorat).
 - Lorsqu'il n'existe, de façon évidente, qu'un seul objet possédé par un ensemble (Les dimanches soir les habitants de Gueckédou retournent dans leur ville).'
b)- Ils prennent le pluriel, ainsi que le nom qu'ils déterminent:
- Devant les noms qui n'admettent pas le singulier (Ils présentèrent leurs condoléances).
  - Quand existe une idée de réciprocité, de comparaison ou d'addition (Ils ont échangé leurs vœux).
 - Lorsque chacun des possesseurs possède plusieurs objets (Les voitures allument leurs phares).
 - Lorsqu'un seul objet est possédé individuellement par chacun des possesseurs, on utilise le singulier ou le pluriel selon le point de vue où l'on se place
- la pluralité ou la collection, pluriel : Les Rats ont fait leurs terriers sur ce talus.
 - le type plutôt que la collection, singulier : Les Rats font leur terrier sur des talus.
5)-Avoir l'air
L’adjectif qui suit l'expression "avoir l'air" peut s'accorder de deux manières.
a. Si "avoir l'air" a le sens de "paraître" l'adjectif qui suit est un attribut et il s'accorde avec le sujet (Cette fille a eu l'air surprise).
b. Si "avoir l'air" a le sens "d'avoir telle mine, telle apparence" l' adjectif qui suit s'accorde avec "air". (Votre voisine a l'air accueillant). Dans ce cas, on imagine pouvoir dire "un air".
Le second cas s'utilise rarement à propos de choses. (Cette charpente a l'air vieux est surprenant et il vaut mieux Cette charpente a l'air vieille).
L'accord de l'adjectif avec "air" est obligatoire si "air" est accompagné d'un complément (Cette femme n'a pas l'air suspect de sa sœur) ou si "air" est opposé dans la construction à un autre mot (Elle a l'air dur mais le caractère avenant).
Si "avoir l'air" se réduit à "l'air", l'adjectif ne s'accorde jamais avec "air" (Ils avançaient l'air distraits).


6)-Accord du verbe (règles générales)
Le verbe s'accorde en nombre et en personne avec son sujet, que le sujet soit exprimé ou sous-entendu.
Les voitures avancent, foncent, roulent vers le front.
S'il existe plusieurs sujets, le verbe se met au pluriel.
Le cheval et la jument galopent vers le bois.
Le verbe ne marque pas le genre du sujet (il ou elle mange); seul le participe passé l'indique. Voir sur cette question l'accord du participe passé.
Si les sujets ne sont pas de la même personne, l'usage impose un ordre de priorité: la première personne l'emporte sur la seconde.  Toi et moi = pluriel première personne (Toi et moi sommes venus).
La première personne l'emporte sur la troisième.  Lui et moi = pluriel première personne (Lui et moi sommes venus). la deuxième personne l'emporte sur la troisième.  Toi et lui = pluriel deuxième personne (Toi et lui êtes venus).
De nombreuses questions sont traitées par des règles particulières: les sujets collectifs, les adverbes de quantité, le cas de plusieurs sujets, etc. Vous pouvez donc consulter selon vos besoins les entrées ci-dessous.
Voir aussi: Nom collectif sujet, Pronom « ce » sujet, Antécédent sujet, Plusieurs sujets.
Sujet nom collectif, nom de fraction ou adverbe de quantité
I. Un nom collectif est un nom constituant une collection (un groupe, une foule, une multitude, etc.). Lorsqu'il est suivi du nom qui représente les éléments de cette collection (un groupe de soldats, une foule de manifestants, une multitude d'oiseaux, etc.), le verbe s'accorde, selon le sens, tantôt avec le nom collectif (singulier), tantôt avec son complément (pluriel).
La multitude de soldats avançait sur un seul front.  C'est la multitude qui avance.  Le groupe de soldats avançaient.  Ce sont les soldats qui avancent.
L'usage est très variable et dépend en priorité de l'attention portée par le scripteur à un terme ou à l'autre, mais quelques règles, à peu près observées, peuvent aider à l'accord.
1. Avec "force (sans de), la plupart de, nombre de, bon nombre de, grand nombre de, quantité de" l'accord se fait avec le nom qui suit (Force mots sont).
2. Avec les noms numéraux du type "douzaine, centaine, cinquantaine, etc." l'accord se fait avec le nom qui suit (Une douzaine d'ouvriers sont partis).
3. Avec "une infinité" l'accord est plus fréquent avec le nom qui suit car l'idée de nombre prédomine (Une infinité de sauterelles se levèrent).
4. Avec "la plupart" le verbe est toujours au pluriel
 - accord avec le complément, présent ou sous-entendu. (La plupart sont partis).
I. Les noms de fractions "la moitié, le tiers, le quart, une partie de, une fraction de" obéissent au même usage : accord avec le premier mot ou avec le second, selon que l'esprit s'attache à l'un ou à l'autre :
La moitié des invités sont venus.  La moitié des invités est venue.
II. Lorsqu'un adverbe de quantité accompagné de son complément (Combien de difficultés. Trop de marins. Que de patience, etc.) Est sujet de la proposition, le verbe s'accorde avec le complément. Si celui-ci est absent, il est censé être au pluriel.
Trop de marins sont partis.  Combien de lettres sont écrites?  Combien sont...
En fait, l' adverbe se comporte comme un déterminant et le nom est le noyau du groupe, c'est avec lui que se fait l'accord.
Mais lorsque c'est l'adverbe de quantité qui exprime, en fait, l'idée dominante, il arrive que l'accord se fasse avec celui-ci. Trop de complaisance serait blâmé.
Cet accord est habituel lorsque l' adverbe est nominalisé par la présence d'un déterminant.
Le trop de coups a usé son cerveau. Cette nominalisation est fréquente avec "le peu, ce peu, le trop". Mais même dans ce cas, selon l'attention portée par le scripteur, on trouve l'accord avec le nom ou l' adverbe, et rien n'empêche d'écrire, par exemple : Le peu de choses qu'il avait retenues.
Notez : Après "plus d'un" le verbe se met, habituellement au singulier. Après "moins de deux" le verbe se met au pluriel.
Accord des verbes impersonnels
Les verbes impersonnels sont des verbes uniquement employés à la troisième personne du singulier (Il pleut). Ils sont dits impersonnels car le sujet "il" ne désigne rien (aucun être, aucune chose).
 Certains verbes sont impersonnels de manière habituelle (Il pleut, Il neige), ce sont les verbes décrivant des phénomènes météorologiques, d'autres le sont de manière occasionnelle. Un grand nombre de verbes personnels peuvent, en effet, se construire impersonnellement.
Des choses bizarres lui sont arrivées.  Il lui est arrivé des choses bizarres.
Les verbes impersonnels ou les verbes personnels construits impersonnellement peuvent avoir un sujet apparent "il", et un sujet réel postposé (Il lui est arrivé des choses bizarres) ce sont des choses bizarres qui sont arrivées à "il". Voir sujet apparent, sujet réel.
Règle : Les verbes impersonnels ou les verbes personnels construits impersonnellement s'accordent toujours avec le sujet apparent "il".  Publicité
Accord du verbe avec "ce"
Le verbe "être" ayant pour sujet "ce" se met tantôt au pluriel tantôt au singulier.
1. Il se met au pluriel : lorsque l' attribut est un nom pluriel ou un pronom de la troisième personne du pluriel.
Ce sont de grands patriotes.  Ce sont ceux que nous avons vus hier.
2. Il se met au singulier :
- Avec les expressions : "si ce n'est", "ce doit être", "ce peut être".
- Dans des tournures interrogatives pour raison d'euphonie (furent-ce = fut-ce).
- Lorsque l' attribut, malgré le pluriel, évoque l'idée d'un tout, d'un ensemble (expression des heures, d'une somme, etc.) C'est quatre heures. C'est trois cents francs.
- Si le mot qui suit le verbe "être" n'est pas attribut  C'est d'éléments nouveaux qu'il nous parle.
- Lorsque l' attribut est formé de plusieurs noms et que le premier est au singulier (C'est l'argent, le pouvoir et l'ambition qui dominent le monde). Si les attributs reprennent une énumération ou un collectif avec effet d'annonce le pluriel est d'usage : Trois grands fléaux dominent le monde; ce sont : l'argent, le pouvoir l'ambition.
Accord du verbe avec "qui"
Le verbe ayant pour sujet un pronom relatif s'accorde en genre et en nombre avec l' antécédent de ce pronom.
Les hommes qui parlent.
L' antécédent étant le donneur d'accord, les règles de l'accord portent sur lui. Nous vous conseillons de consulter, selon les cas, les chapitres sur les règles générales de l'accord du verbe, le sujet est un nom collectif, un nom de fraction, un adverbe de quantité, pronom "ce" sujet, plusieurs sujets.
Quelques règles sont particulières à l'antécédent de "qui".
1. L'antécédent est un attribut se rapportant au pronom personnel "vous" Vous êtes le médecin qui... On peut faire l'accord sur le pronom "vous" (pluriel) ou sur l'attribut, ici, "médecin" (singulier).
L' attribut règle l'accord lorsque :
- il est précédé de l'article défini Vous êtes le médecin qui soigne le mieux (et non "qui soignez").
  - il est précédé d'un démonstratif Vous êtes cette femme qui passe dans ma rue (et non "qui passez").
 - si la proposition principale est négative ou interrogative.
Le pronom personnel règle l'accord lorsque l'attribut est un nom de nombre : Ils sont trente qui veulent partir. Vous êtes trente qui voulez partir.
Il y a indécision lorsque, dans une phrase affirmative :
- l'attribut est précédé de l'article indéfini Tu es un homme qui sait ou sais parler aux femmes.
  - l'attribut est "le seul, le premier, l'unique, le dernier" Tu es le seul qui parle ou parles...
Avec "un de ceux qui", "une de celles qui" le verbe est toujours au pluriel.
Accord du verbe avec plusieurs sujets
Le verbe qui a plusieurs sujets se met généralement au pluriel (voir pour la priorité des personnes la règle générale de l'accord du verbe).
Les parents et les enfants partent demain.
Toutefois le verbe s'accorde parfois avec le sujet le plus rapproché lorsque :
- les sujets sont synonymes ou expriment une même idée Le courage, la volonté de cet homme impressionne ces proches.  - les sujets sont en gradation : Un regard, un geste, une plaisanterie est parfois suffisant.
En règle générale, il faut savoir si les sujets s'ajoutent ou ne s'ajoutent pas. Avec les coordinations qui habituellement ajoutent un terme à l'autre (et, virgule) l'accord se fait au pluriel (aux réserves près, ci-dessus). Mais la coordination ne comporte pas toujours cette idée d'addition, en particulier avec :
- les conjonctions de comparaison "comme, ainsi que, autant que, moins que, plutôt que", etc. Lorsque les sujets s'ajoutent, l'accord se fait au pluriel. Lorsqu'ils ne s'ajoutent pas, on fait l'accord avec le premier.
Le thym, comme le romarin, pousse en Provence.  Ne s'ajoutent pas.
Le thym comme le romarin poussent en Provence.
S'ajoutent.
- les coordinations "ou, ni". Lorsque les antécédents s'ajoutent, l'accord se fait sur les deux. Lorsqu'ils ne s'ajoutent pas, on fait l'accord avec le dernier.
Lorsque deux sujets sont joints par des expressions nettement exclusives "moins que, plutôt que, ou mieux dit, et non, etc.", le verbe s'accorde avec le premier sujet.
Après "l'un et l'autre" le verbe se met généralement au pluriel.

Moins de deux, plus d'un
Le verbe qui a pour sujet un adverbe de quantité se met au pluriel (Combien de marins sont partis sans espoir de retour). Si le nom n'est pas exprimé, il est censé être au pluriel et le verbe se met lui aussi au pluriel (Beaucoup sont venus).
Avec "plus d'un" le verbe se met presque toujours au singulier.
Cependant, si le verbe exprime une idée de réciprocité ou si "plus d'un", répété, sert de déterminant à plusieurs noms, alors il faut le pluriel.
Plus d'un médecin, plus d'un infirmier ont souvent passé des nuits blanches.  Plus d'un voleur se volent l'un l'autre.
Avec "moins de deux" le verbe se met toujours au pluriel.
"Que" pronom relatif
"Que", relatif, peut être complément d'objet direct et sujet réel. Il est parfois attribut ou complément circonstanciel.
1. complément d'objet direct : il concerne les personnes ou les choses, il donne les deux genres et les deux nombres (La femme que j'ai vue. Le livre que j'ai lu. Les livres que j'ai lus. Les femmes que j'ai vues).
2. sujet réel : il a une valeur neutre et se trouve habituellement dans les expressions figées (Advienne que pourra. Fais ce que bon te semble). Voir sujet apparent, sujet réel.
3. attribut : il reprend la plupart du temps l'antécédent ( nom, adjectif, pronom) qu'il renforce par un des verbes d'attribution : Insensé que je suis. L'infirme que je suis devenu. L'eau s'agita, troublée qu'elle était par les remous de la conduite forcée.
4. complément circonstanciel : de mesure ou de temps. Avec les verbes : coûter, peser, mesurer, marcher, courir, vivre, dormir, valoir, etc. il faut faire attention à ne pas confondre le complément circonstanciel avec un objet direct. Le complément circonstanciel répond à la question combien? (Les trente francs que ce livre m'a coûté. Le dix grammes que pèse cette lettre, etc.). Dans cette construction le participe passé est invariable (voir coûté, valu, pesé, etc.).
"Que" est complément circonstanciel de temps quand il a pour antécédent une indication de durée précédée de "depuis, il y a, voilà, voici, ça fait, durant, pendant" (Depuis deux ans que je ne l'ai vu. Voilà six mois que nous ne nous sommes parlé, etc.). Il est toujours complément de temps après les adverbes "maintenant, à présent, aujourd'hui" (Maintenant que nous pouvons nous parler). Conjonction
"Que" conjonction
"Que" est la conjonction de subordination la plus fréquente. Elle peut très souvent remplacer n'importe quelle autre conjonction (Comme je ne l'avais pas lu et (comme ou que) je ne voulais pas l'avouer... Même quand il ne lisait pas et (même quand ou que) il ne voulait pas l'avouer..., etc.).
Le rôle de "que" comme conjonction est largement présenté dans l'analyse logique. Mais un léger aperçu montrera "que" comme la conjonction par excellence.
On classe les propositions subordonnées d'après les fonctions qu'elles remplissent dans la phrase. On distingue ainsi des subordonnées : sujet, attribut, en apposition, COD, COI, compléments circonstanciels, compléments d'agent, complément de nom ou de pronom, compléments d'adjectifs.
A part les subordonnées complément d'agent, toutes le autres peuvent être introduites par "que". Les subordonnées attribut ou apposition le sont toujours, les COD et les COI le sont très fréquemment, et, dans la plupart des circonstancielles, on peut toujours remplacer la conjonction qui introduit la proposition par "que" : Quand la pluie tombe et (quand ou que) les oiseaux se cachent. Les salaires augmentaient (de sorte que ou que) c'était une bénédiction, etc.).
Le mode des subordonnées introduites par "que" donne lieu à une entrée particulière ("que", subjonctif ou indicatif?) à laquelle vous pouvez directement vous rendre en cas de besoin.
Voir aussi : Complétive
"Que" indicatif ou subjonctif?
Lorsqu’une phrase contient au moins une subordonnée non elliptique, donc deux verbes, il existe un rapport entre les temps et les modes des verbes (voir aussi concordance des temps). Les modes " conditionnel, indicatif, subjonctif" dépendent très souvent du sens du verbe de la principale, parfois des noms, des adjectifs ou expressions qui indiquent un mode particulier (doute, affirmation, condition, etc.).
On classe les propositions subordonnées d'après les fonctions qu'elles remplissent dans la phrase. On distingue ainsi des subordonnées : sujet, attribut, en apposition, COD, COI, compléments circonstanciels, compléments d'agent, complément de nom ou de pronom, compléments d'adjectifs.
"Que" introduit une subordonnée sujet. Son verbe se met :
- à l' indicatif : après les verbes impersonnels 'ou de forme impersonnelle) construits positivement et exprimant la certitude ou une forte vraisemblance (Il est certain que vous êtes...il est sûr que vous êtes...il est évident que vous êtes...).
- au subjonctif : après les verbes impersonnels (ou de forme impersonnelle) construits positivement exprimant le doute, la seule possibilité, l'obligation (Il est nécessaire que vous soyez...Il est possible que vous soyez...Il est urgent que vous soyez...Il faut que vous soyez...).
- au conditionnel : après des verbes impersonnels (ou de forme impersonnelle) construits positivement marquant une vraisemblance ou une certitude dépendant d'une condition - énoncée ou non (Il est évident que vous seriez... Est-il sûr que vous seriez... D'où vient que les hommes voudraient...).
"Que" introduit une subordonnée attribut. Son verbe se met :
- à l' indicatif : quand le fait est réel (L'essentiel est que nous sommes à l'abri. Le plus étrange est que nous sommes seuls).
- au subjonctif: quand le fait est simplement envisagé ou souhaité (Son envie est que tu fasses ce spectacle. Le plus important est que nous gagnions ce soir).
- au conditionnel: quand le fait dépend d'une condition - exprimée ou non (La vérité est que tu aurais intérêt à le faire).
"Que" introduit une subordonnée COD ou COI. Son verbe se met :
- à l' indicatif: si le verbe de la principale exprime une opinion, une déclaration, une perception et quand le fait est considéré dans sa réalité (J'affirme qu'une hirondelle ne fait pas le printemps. Je crois que tu ne dors pas. Il dit qu'il craint de te voir).
- au subjonctif : après un verbe principal exprimant la volonté, le doute (Il veut que tu croies en lui. Il demandait que tu cédasses), après un verbe principal exprimant un fait simplement envisagé ou souhaité (Je ne crois pas que l'amour soit suffisant. Si vous pensez que l'amour fasse le bonheur vous vous trompez), lorsque la subordonnée est placée en tête de phrase (Que l'amour fasse le bonheur, je ne le pense pas).
- au conditionnel: quand le fait dépend d'une condition - exprimée ou non (Je crois qu'il ferait bien d'y aller. Je suis sûr que les hommes seraient plus heureux s'ils aimaient davantage la vie).
Les subordonnées circonstancielles introduites par "que" obéissent aux mêmes règles : indicatif si le fait est considéré dans sa réalité, subjonctif si le fait est une simple possibilité ou mis en doute, conditionnel si le fait dépend d'une condition - exprimée ou non.
De nombreuses locutions conjonctives imposent le mode de la subordonnée (voir locutions conjonctives et mode)
Des plus, des moins, des mieux
L' adjectif qui suit "des plus, des moins, des mieux", est presque toujours au pluriel même s'il est en rapport avec un nom singulier.
C'est un homme des plus intelligents.  C'est une chose des moins aisées.  Ce chien est des plus rapides.
Le nom singulier est en fait perçu comme la dénomination d'un ensemble regroupant toutes les choses du même type "Un homme des plus intelligents est en fait Un homme de l'ensemble des hommes les plus intelligents.
Lorsque "le plus" et l' adjectif se rapportent à un pronom neutre, sens de "ceci, cela", il est alors impossible d'imaginer un nom faisant partie d'un ensemble et l'adjectif reste au singulier (Il parle et il s'écoute en même temps ce qui n'est pas des plus facile).
Moins de deux, plus d'un
Le verbe qui a pour sujet un adverbe de quantité se met au pluriel (Combien de marins sont partis sans espoir de retour). Si le nom n'est pas exprimé, il est censé être au pluriel et le verbe se met lui aussi au pluriel (Beaucoup sont venus).
Avec "plus d'un" le verbe se met presque toujours au singulier.
Plus d'un soldat ne sait vers qui se tourner.  Plus d'une femme porte son enfant sur le dos.  Plus d'un n'avance que contraint.
Cependant, si le verbe exprime une idée de réciprocité ou si "plus d'un", répété, sert de déterminant à plusieurs noms, alors il faut le pluriel.
Plus d'un médecin, plus d'un infirmier ont souvent passé des nuits blanches.  Plus d'un voleur se volent l'un l'autre.
Avec "moins de deux" le verbe se met toujours au
L'un ou/et l'autre, Tel ou/et tel, etc.
En principe, avec "l'un et l'autre", "tel et tel" et "ni l'un ni l'autre" suivis d'un nom au singulier, le verbe et l' attribut se mettent au pluriel. (Il parlait de tel et tel livre qui avaient un grand succès.)
Mais avec "l'un ou l'autre", "tel ou tel" et "ni l'un ni l'autre" le verbe se met la plupart du temps au singulier. Ceci est probablement dû à la valeur exclusive de "ou" et à l'idée de négation que véhicule "ni". Le pluriel cependant n'est pas fautif.
Tel ou tel discours passe sans rien changer.  L'un ou l'autre projet suppose des sommes importantes.  Ni l'une ni l'autre image ne convient à notre annonceur.
Accord du participe passé 
Accord du participe passé : être et avoir
Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire "avoir" s'accorde en genre et en nombre avec le complément d'objet direct (COD), si celui-ci est placé avant :
Ces fleurs, je les ai coupées. Cette lettre, il l'a écrite.
Si le complément d'objet direct est placé après ou s'il n'existe pas, le participe passé conjugué avec "avoir" reste invariable :
J'ai coupé ces fleurs. Il a écrit cette lettre. Nous avons été au spectacle.*
Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire "être" s'accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe :
Mes amis sont partis. Mes amies sont parties.
Le participe passé sans auxiliaire (à valeur d'adjectif) s'accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte :
Des fleurs séchées. Un article vendu. Des maisons ouvertes.
Notez : Cette règle générale présente de nombreuses exceptions et quelques "finesses" que beaucoup jugent superflues. Il est conseillé de consulter les différents chapitres qui traitent de l'accord du participe passé. Voir accord du participe passé.
*n'en déplaise à quelques puristes qui corrigent systématiquement et à tort "nous avons été" par "nous sommes allés", les deux phrases ont donc des sens différents et sont toutes les deux correctes. Lorsque vous dites "nous sommes allés au spectacle", vous dites que vous vous êtes déplacés jusqu'au lieu du spectacle, non que vous y avez assisté. Lorsque vous dites "nous avons été au spectacle", vous sous-entendez que vous vous êtes déplacés jusqu'au lieu du spectacle et surtout que vous avez assisté à ce spectacle, le verbe être étant un verbe d'état non de déplacement.
 Accord du participe passé (cas d’invariabilité)
Les participes passés "attendu, compris, non-compris, y compris, entendu, excepté, ôté, ouï, passé, supposé, vu" sont invariables quand ils sont placés devant le nom ou le pronom, ils sont alors considérés comme des prépositions.
Attendu son incapacité, il faut le protéger.  Compris les indemnités, la somme est suffisante.  Ôté les observations personnelles, le reste est correct.  Ouï les témoins, l'affaire semble claire.
Ces mêmes participes, placés après le nom, s'accordent normalement.
Les indemnités comprises, la somme est suffisante.  Les observations personnelles ôtées, le reste est correct.  Les témoins ouïs, l'affaire semble claire.
Notez : Si la position du participe résulte d'une simple inversion, il faut l'accorder :
Ces sommes, déjà comprises au compte précédent, ne figurent pas ici.
L'inversion du membre de phrase entre virgules, n'a aucune influence sur l'accord.
Déjà comprises au compte précédent, ces sommes ne figurent pas ici.
Accord de ci-annexé, ci-joint, ci-inclus
Les expressions "ci-annexé, ci-joint, ci-inclus" varient en genre et en nombre si elles sont en position d' épithète ou d' attribut :
Les photos ci-annexées serviront de point de départ.  Vous les trouverez dans la lettre ci-jointe.
Elles sont invariables quand on leur donne une valeur adverbiale (elles se rapprochent alors de l'emploi de "ci-contre, ci-dessous", etc.).
Veuillez trouver ci-joint copie du document demandé.  Ci-annexé la copie du document en question.
La règle est assez floue et on rencontre souvent l'accord ou l'invariabilité selon que le scripteur pense l'expression comme un adverbe ou une épithète.
Il nous renvoie ci-joint la lettre du mois de mars.  Il nous renvoie ci-jointe la lettre du mois de mars.
Toutefois, on laisse, habituellement, invariables ces expressions, si :
- elles se trouvent en tête de phrase : Ci-joint la lettre en question.
  - dans le corps de la phrase elles sont placées immédiatement devant un nom (pas d' article, ni déterminant) : Veuillez trouver ci-joint copie du document demandé.
 Accord de " étant donné, mis à part et fini "
Les expressions "étant donné, mis à part, fini, passé" lorsqu'elles précèdent un nom ou un pronom sont, au choix, variables ou invariables. Pas d'erreur possible!
Étant donné ses propos ou Étant donnés ses propos.  Mis à part son attitude ou Mise à part son attitude.
"Fini", en tête de phrase, s'accorde parfois avec le sujet qui suit et l'on considère alors que "être" est sous-entendu :
Finis les beaux jours! = ils sont finis les beaux jours.  Mais l'invariabilité se trouve et n'est pas fautive.
Notez : Si ces expressions suivent (sauf pour "étant donné" qui est toujours antéposé) elles s'accordent normalement :
La première surprise passée, il réagit avec vigueur.  Son attitude mise à part, il faut considérer ses propos.
Accord de " coûté, valu et pesé "
Les participes passés "coûté, valu, pesé, marché, couru, vécu, dormi, régné, duré..." sont invariables avec un complément circonstanciel de mesure. Le complément circonstanciel n'est pas l'objet direct. Il ne répond pas aux questions "quoi ?" ou "qui ?" mais à la question "combien?".
Les six mille francs que ce buffet m'a coûté.  Ce buffet a coûté combien? Et non : Ce buffet a coûté quoi ?
Pendant les cinq heures qu'a duré notre marche.  Notre marche a duré combien? et non : Notre marche a duré quoi?
Il faut prendre garde au fait que certains de ces verbes peuvent aussi être employés transitivement et avoir un véritable complément d'objet direct qui oblige à l'accord. Souvent, leur sens varie et permet de déterminer la nature du complément. On fera l'accord avec les verbes suivants, lorsqu'ils ont le sens précis de :
"Peser" s'il signifie "constater un poids" ou, au figuré, "examiner" : Ses propositions, je les ai pesées avec attention.
"Courir" dans le sens de "poursuivre" ou "s'exposer à" : Les dangers qu'il a courus l'ont épuisé.
"Valoir" dans les sens de "valoir à quelqu'un" : Les nombreuses critiques que m'a values mon article.
"Coûter"...à quelqu'un, dans un sens figuré : les efforts que ce travail m'a coûtés.
"Vivre" lorsque le complément n'exprime pas la durée. Comparez : Les trente ans qu'il a vécu et Ses rêves, il les a vraiment vécus.
Accord de " dit, cru, dû, pu, su "
Les participes "dit, dû, su, voulu, cru, pu, pensé, permis, prévu..." restent invariables lorsque l'objet direct est un infinitif (ou une proposition) à sous-entendre après eux. Le pronom relatif "que" est alors COD du verbe sous-entendu et non du participe passé :
Il a donné toute l'affection qu'il a pu (sous-entendu... donner).  Son amie n'était pas la compagne qu'il avait cru (sous-entendu...qu'elle était).
Il faut faire attention au sens de la phrase. Parfois le verbe peut avoir un complément d'objet placé avant et l'accord doit se faire.
Il nous a dit des choses que nous n'avons pas crues.  Ici, le sens sous-entendu n'est pas "que nous n'avons pas cru qu'il nous dirait" mais "...nous n'avons pas cru ces choses là".
Accord du participe passé avec la particule "l'"
Le participe passé ayant pour complément d'objet direct le pronom "l'" varie ou reste invariable selon ce que représente "l'". L'invariabilité est la plus fréquente. Pour le reste c'est souvent affaire d'interprétation. Retenez cependant :
Si "l'" a la valeur neutre de "cela", le participe reste invariable Il est plus fort que je ne l'avais pensé = pensé quoi? "l'", c'est-à-dire, cela ...qu'il était plus fort.
Si "l'" peut représenter un nom précis, l'accord peut se faire mais l'invariabilité est rarement fautive (Cette pièce est plus grande que je ne l'avais imaginée ou imaginé). Dans le premier cas, c'est la pièce qui a été imaginée, dans le second c'est toute la proposition. J'avais imaginé quoi?...que cette pièce était moins grande.
  Accord du participe passé entre deux "que" ou entre "que" et "qui"
Le participe passé est toujours invariable lorsqu'il est précédé de "que" et suivi du pronom relatif "qui". Dans cette construction, l'objet direct est la proposition relative complète avec son sujet, auquel renvoie "qui".
Les hommes que j'avais prévu qui viendraient.  Ce ne sont pas les hommes...que j'avais prévu mais qui viendraient la proposition avec son sujet les hommes auquel renvoie qui.
Lorsque le participe passé est encadré par deux "que", il est invariable si le premier "que", le pronom relatif (le second est une conjonction), est objet direct du verbe qui vient après le participe.
L'air que j'ai entendu que vous chantiez.  J'ai entendu quoi? que vous chantiez "que" = l'air.  C'est la note qu'il a espéré qu'on lui donnerait.  Il a espéré quoi? qu'on lui donnerait "que" = la note.
Si le pronom relatif "que" (le premier), est complément d'objet direct du participe, l'accord se fait normalement.
Les personnes que tu as prévenues que je viendrais.  Tu as prévenu qui? que = les personnes = COD.  Tu les as prévenues de quoi? que je viendrais = COI.
 Accord du participe passé précédé d'un collectif ou nom de fraction
Un nom collectif est un nom constituant une collection (un groupe, une foule, une multitude, etc.). Lorsqu'il est suivi du nom qui représente les éléments de cette collection (un groupe de soldats, une foule de manifestants, une multitude d'oiseaux, etc.), le participe passé s'accorde, selon le sens, tantôt avec le nom collectif, tantôt avec son complément.
La multitude de voitures que j'ai vue.  C'est la multitude qui est vue.
Le groupe de soldats que j'ai vus.  Ce sont les soldats qui sont vus.
L'usage est très variable mais quelques règles, à peu près observées, peuvent aider à l'accord.
1. Avec "espèce, façon, genre, manière, sorte, type", on accorde avec le complément lorsque celui-ci représente l'idée générale (l'espèce de banc que j'ai vu). Mais on accorde avec "espèce, genre, etc." lorsque ces mots sont précédés du déterminant démonstratif (Ce genre de lettre qu'il a écrit).
2. Avec "force (sans de), la plupart de, nombre de, bon nombre de, grand nombre de, quantité de" l'accord se fait avec le nom qui suit (Force mots qu'il a prononcés).
3. Avec les noms numéraux du type "douzaine, centaine, cinquantaine, etc." l'accord se fait avec le nom qui suit (La douzaine d'ouvriers qu'il a interrogés).
4. Avec "une infinité" l'accord est plus fréquent avec le nom qui suit car l'idée de nombre prédomine (L'infinité de sauterelles que j'ai vues).
Les noms de fractions "la moitié, le tiers, le quart, une partie de, une fraction de" obéissent au même usage : accord avec le premier mot ou avec le second, selon que l'esprit s'attache à l'un ou à l'autre :
La moitié des invités sont venus.  La moitié des invités est venue.  Le dixième de la moisson fut perdue.  Le dixième de la moisson fut perdu.
Accord du participe passé précédé de "en"
Lorsque le complément d'objet direct est le pronom personnel "en", le participe passé peut être accordé ou laissé invariable.
Voyez ces fruits, en avez-vous mangé?  Voyez ces fruits, en avez-vous mangés?
Dans le premier exemple, "en" n'est pas senti comme un pluriel. Il représente plutôt une substance "massière", presque indivisible, abstraite : Des fruits, j'en ai mangé, c'est la "substance fruit" qui est mangée.
Dans le second exemple, "en" représente les fruits et plus spécialement "tant de fruits mangés".
On pourra se passer avantageusement de ces finesses et laisser le participe passé toujours invariable lorsque l'objet direct placé avant est le pronom "en". Cette règle est valable même si "en" est associé à un adverbe de quantité (Des films, j'en ai beaucoup vu).

Accord du participe passé suivi d'un infinitif
Le participe passé conjugué avec "avoir" et suivi d'un infinitif, s'accorde si l'objet direct qui précède se rapporte au participe.
Je les ai vus manger.
Si l'objet direct se rapporte à l'infinitif le participe passé reste invariable.
Les élèves que j'ai envoyé chercher.
Il n'est pas toujours facile de savoir si l'objet direct se rapporte au participe ou à l'infinitif. Quelques procédés pratiques permettent parfois de trancher.
- Intercaler l'objet direct entre le participe et l'infinitif (j'ai vus les manger) puis remplacer l'infinitif par l'expression "en train de + infinitif" (j'ai vus les en train de manger). Si la phrase garde son sens, faire l'accord. Que donnerait le second exemple ? (Les élèves que j'ai envoyé chercher. J'ai envoyé les élèves chercher. = J'ai envoyé les élèves en train de chercher : pas d'accord).
- Si l'infinitif peut être (ou est) suivi d'un complément introduit par la préposition "par", il est invariable (Les portes que j'ai vu repeindre. Suite possible ...par les ouvriers.
- Si l'objet direct est l'être qui fait l'action exprimée par l'infinitif, il faut accorder le participe. Comparer: Les hommes que j'ai vus déménager et Les meubles que j'ai vu déménager.
- Si l'infinitif a lui-même un complément d'objet direct, il faut accorder le participe (Ces soldats, je les ai entendus fredonner des chansons).
Notez : "Fait" suivi d'un infinitif est toujours invariable.
Voir aussi : Règles générales de l'accord du participe passé
  Accord du participe passé des verbes impersonnels
Le participe passé des verbes impersonnels ou pris impersonnellement est invariable.
Les vents qu'il y a eu.      Les soins qu'il a fallu.  etc.
 Participe passé des temps surcomposés
Les temps surcomposés sont les temps ou le verbe est conjugué avec un double auxiliaire. Ces temps marquent des faits antérieurs et déjà accomplis par rapport à des faits, qui eux-mêmes antérieurs, s'exprimeraient par les temps composés :
Lorsqu'il aurait eu dit.  Avant qu'elle ait eu protesté, je suis parti.
Dans les temps surcomposés, il est conseillé de n'accorder que le dernier participe.
Ces mots, lorsqu'il les aurait eu dits.
Mais l'accord des deux participes n'est pas fautif.
Ces mots, lorsqu'il les aurait eus dits.
Accord du participe passé des verbes pronominaux
Les verbes pronominaux se conjuguent avec l' auxiliaire "être". Mais certains pronominaux dits "réfléchis" (le sujet fait l'action sur lui-même : Il se lave) et "réciproques" (plusieurs sujets font l'action les uns sur les autres : Ils se réconcilient) sont parfois transitifs directs et assimilés avec les verbes se conjuguant avec l' auxiliaire "avoir" (accord avec le complément d'objet direct si celui-ci précède).
Devant les pronominaux réfléchis et réciproques il convient de chercher et de situer le complément d'objet direct. Celui-ci peut être :
le pronom réfléchi : Elle s'est blessée = Elle a blessé qui? (souvenez-vous : le verbe est traité comme s'il était conjugué avec "avoir", donc la question se pose avec l'auxiliaire "avoir"), elle a blessé qui? = "se" mis pour elle-même = COD placé avant = accord.
un élément autre que le pronom réfléchi : celui-ci peut être placé après et il n'intervient pas dans l'accord (Elle s'est blessé la main). Mais il peut être placé avant et force l'accord (La main qu'elle s'est blessée).
S'il n'y a pas d'objet direct le participe est invariable (Ils se sont succédé, par exemple, répond à la question "à qui?" c'est un objet indirect).
Notez : les règles et les exceptions concernant l'accord du participe passé conjugué avec "avoir", s'appliquent pour les pronominaux réciproques et réfléchis : en particulier, lorsque le verbe est précédé d'un collectif ou nom de fraction, lorsqu'il est en rapport avec "le peu", précédé de "en", suivi d'un infinitif, etc.
En dehors des cas ci-dessus qui concernent les réfléchis et les réciproques, le participe passé des verbes pronominaux s'accorde avec le sujet. Soit que le pronom réfléchi ne soit pas analysable, soit que le verbe soit transitif indirect ou intransitif.
Elles se sont échappées.  Ils se sont repentis.  Ces fruits se sont bien vendus.
Accord du participe passé avec un adverbe de quantité
Lorsqu'un adverbe de quantité accompagné de son complément (Combien de difficultés. Trop de marins. Que de patience, etc.) est en rapport avec un participe passé, celui-ci s'accorde la plupart du temps avec le complément.
Trop de marins sont partis.  Combien de lettres as-tu écrites?
En fait, l' adverbe se comporte comme un déterminant et le nom est le noyau du groupe; c'est avec lui que se fait l'accord.
Mais lorsque c'est l'adverbe de quantité qui exprime, en fait, l'idée dominante, il arrive que l'accord se fasse avec celui-ci.
Trop de complaisance serait blâmé.
Cet accord est habituel lorsque l'adverbe est nominalisé par la présence d'un déterminant.
Le trop de coups qu'il a reçu a usé son cerveau.
Cette nominalisation est fréquente avec "le peu, ce peu, le trop". Mais même dans ce cas, selon l'attention portée par le scripteur, on trouve l'accord avec le nom ou l' adverbe et rien n'empêche d'écrire, par exemple : Le peu de choses qu'il avait retenues.
Accord du participe passé avec l'antécédent du relatif
Lorsque le participe passé est en rapport avec un pronom relatif, soit que celui-ci représente le sujet (la femme qui est tombée), soit qu'il représente le complément d'objet direct (la femme que j'ai vue), le participe passé s'accorde, selon la règle générale de l'accord du participe passé, avec l' antécédent du pronom relatif (la femme, dans nos deux exemples).
Il peut y avoir un problème si le pronom relatif renvoie à plusieurs antécédents (l'homme et la femme que j'ai vus).
Il faut alors savoir si les antécédents s'ajoutent ou ne s'ajoutent pas. Avec les coordinations qui habituellement ajoutent un terme à l'autre (et, virgule) l'accord se fait au pluriel. Mais la coordination ne comporte pas toujours cette idée d'addition, en particulier, avec :
- les conjonctions de comparaison "comme, ainsi que, autant que, moins que, plutôt que", etc. Lorsque les antécédents s'ajoutent, l'accord se fait sur les deux. Lorsqu'ils ne s'ajoutent pas, on fait l'accord avec le premier.
La fille, comme le père, est venue.  Ne s'ajoutent pas.
La fille comme le père sont venus.  S'ajoutent.
C'est le fils autant que le père que j'ai invités.  S’ajoutent.
C'est la fille plutôt que le père que j'ai invitée.  Ne s'ajoutent pas.
- les coordinations "ou, ni". Lorsque les antécédents s'ajoutent, l'accord se fait sur les deux. Lorsqu'ils ne s'ajoutent pas, on fait l'accord avec le dernier.
Voir aussi : Règles générales de l'accord du participe passé, Plusieurs sujets

Accord de l'adjectif possessif
Les adjectifs possessifs " mon, ton, son, ma, ta, sa, notre, votre, leur, mes, tes, ses, nos, vos, leurs " font partie de la catégorie des déterminants. Ils indiquent que le nom (chose ou être) a une relation avec une personne grammaticale  : celui qui parle (mon, ma, mes, nos, notre), celui à qui l'on parle (ta, votre, tes, vos), celui dont on parle (sa, leur, ses, leurs). Trois déterminants possessifs ont un accord selon le sens, il faut alors considérer plusieurs critères:
1. " leur, notre, votre ", ainsi que le nom qu'ils déterminent, restent au singulier :
- Devant les noms qui n'admettent pas le pluriel (On ne peut pas faire confiance à leur odorat).  - Lorsqu'il n'existe, de façon évidente, qu'un seul objet possédé par un ensemble ( Les dimanches soir les habitants de Toulouse retournent dans leur ville).
2. Ils prennent le pluriel, ainsi que le nom qu'ils déterminent:
- Devant les noms qui n'admettent pas le singulier (Ils présentèrent leurs condoléances).  - Quand existe une idée de réciprocité , de comparaison ou d'addition (Ils ont échangé leurs vœux).  - Lorsque chacun des possesseurs possède plusieurs objets (Les voitures allument leurs phares ).
3. Lorsqu'un seul objet est possédé individuellement par chacun des possesseurs, on utilise le singulier ou le pluriel selon le point de vue où l'on se place :
- la pluralité ou la collection, pluriel : Les lapins ont fait leurs terriers sur ce talus.  - le type plutôt que la collection, singulier : Les lapins font leur terrier sur des talus.



Accord du déterminant
Le déterminant ( articles, possessifs, démonstratifs, etc.) s'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il détermine.
Le cheval. La fleur. Les chevaux. Les fleurs. Ma mère. Mon père.
Dans certains cas, assez rares, un seul déterminant sert pour plusieurs noms (voir omission de l'article) et il se met alors au pluriel, le genre s'accordant selon la règle des priorités - genre des noms s'ils ont le même genre, sinon masculin.
Le déterminant s'accorde parfois avec le premier nom lorsque les noms sont synonymes (Mon directeur et ami) et avec "chaque" et "tout" s'ils sont distributifs (Chaque garçon et fille. Tout parent allié ou ami).
Tout
"Tout" est certainement une des formes les plus riches d'emploi. "Tout" peut être adjectif (qualificatif ou indéfini), pronom, nom ou adverbe.
Il est adjectif qualificatif lorsqu'il signifie "entier, unique" (Pour toute valise, elle n'a qu'un vieux carton. Regardez toute cette fumée. Voyez tout ce monde).
Notez : dans cet emploi, "tout" reste invariable devant les noms propres désignant par métonymie l'ensemble d'une œuvre (Il a lu tout Mme de Sévigné). Il reste également invariable devant les noms de villes surtout si celles-ci désignent leurs habitants (Tout Florence était de sortie).
"Tout" est adjectif indéfini (masculin pluriel "tous") lorsqu'il signifie "les uns les autres sans exception", "chaque", et lorsqu'il reprend un nom (ou un pronom) déjà présent dans la même proposition.
Tous les hommes sont mortels.  Toute décision doit être discutée.  Nous autres.  Mes amis ne sont pas tous partis.
"Tout" est pronom indéfini (pluriel "tous", "toutes") lorsqu'il reprend un nom (ou pronom) exprimé, et lorsque, employé seul, il signifie "toute chose".
Tout le dégoûte.  Ses amis étaient là, et tous l'encourageaient.
"Tout" est adverbe quand il signifie "tout à fait", quand il est placé devant un gérondif (Tout riant), dans l'expression "tout...que" signifiant "quelque...que" (Tout grand qu'il est...). "Tout" adverbe varie (nous disions que c'était une forme riche et complexe!) pour raison d'euphonie devant un adjectif commençant par une consonne ou un "h" aspiré (Elle est toute contente. Toutes petites qu'elles sont...).
"Tout" est nom quand il est précédé d'un déterminant. Au pluriel, il s'écrit "touts".
Les fonctions des mots
Sujet (définition du sujet)
La notion de sujet est fondamentale. Il est rare qu'une proposition sans sujet soit régulièrement construite (voir cependant ci-dessous). On dit souvent que le sujet c'est ce dont on parle, le reste de la proposition, ce qu'on en dit, formant le prédicat ([Jean] (sujet) [mange de la soupe] (prédicat)). Les grammairiens définissent souvent le sujet par des considérations syntaxiques (il donne les marques de personnes, de nombre, parfois de genre au prédicat, il occupe une position de prééminence, etc.).
Le plus simple consiste sans doute à appliquer la vieille recette qui permet de le localiser sans se perdre dans de trop fines considérations. De ce point de vue, le sujet est ce qui répond à la question "qui est-ce qui?, qu'est-ce qui?" :
Le maçon construit la maison = qui est-ce qui construit la maison? = le maçon.  Le vent a emporté le toit de la cabane = qu'est-ce qui a emporté le toit de la cabane? = le vent.
On peut aussi localiser le sujet en l'encadrant par l'introducteur "c'est...qui (C'est le maçon qui construit la maison. C'est le vent qui a emporté le toit de la cabane).
Aucun de ces deux procédés n'est totalement satisfaisant : si le sujet est, par exemple, un pronom relatif, la question impose son antécédent et il faut faire une petite gymnastique mentale pour introduire le pronom relatif sujet (La femme qui est venue hier = Qui est-ce qui est venue hier? la femme, en fait qui mis pour la femme) Voir antécédent sujet.
Si la proposition comporte un infinitif ou un participe ( infinitive ou participiale), il faut introduire une forme verbale conjuguée (Le jour venu, nous sommes repartis du campement = qu'est-ce qui est venu). Mais surtout, aucun de ces deux procédés n'est valable pour les verbes impersonnels ou construits impersonnellement. Voir sur cette question l'entrée sujet apparent, sujet réel.
Qu'est-ce qui peut être sujet? Le sujet peut être :
- un nom : La vieille demeure délabrée n'est pas accueillante.  - un pronom : Nous arriverons trop tard.  - un infinitif : Tricher est déshonorant.  - une proposition : Qui veut faire l'ange fait la bête.
Place du sujet : le sujet se place habituellement devant le verbe mais il est après, notamment dans les interrogations directes lorsque le sujet est un pronom personnel (Vois-tu? Viens-tu?). Voir place du sujet.
Un verbe peut avoir plusieurs sujets, tandis que plusieurs verbes peuvent avoir un seul sujet. (Mon ami, sa femme et moi sommes partis depuis huit jours. Pierre courait, sautait, suait sang et eau). Voir plusieurs sujets.
Le sujet est omis : Parfois le pronom personnel est absent. Cette omission touche surtout les PRONOMS de la première et de la deuxième personne quand le contexte (ou la situation) précise suffisamment qui est le sujet (Avons trouvé hier les premières traces du passage du docteur Libourg. Ai téléphoné à ma mère).
Le pronom impersonnel "il" qui n'apporte aucune information est régulièrement omis et entraîne l'omission du verbe (Inutile de prévenir, venez quand vous voudrez).
Lorsque deux verbes appartenant à des phrases ou à des propositions coordonnées ont le même sujet, celui-ci n'est souvent exprimé que devant le premier (Je suis et serai toujours antiraciste).
Des expressions toutes faites (Grand bien vous fasse), des interjections (Magnifique!), des proverbes ou des phrases averbales (A père avare, fils prodigue) sont souvent sans sujet et sans verbe. C'est un domaine spécifique qui n'est pas particulièrement source d'erreur tant le contenu de ces propositions est senti comme une globalité.
Notez : l' impératif et le gérondif n'ont pas de sujet exprimé.
Sujet apparent, sujet réel
Les verbes essentiellement impersonnels sont toujours employés à la troisième personne du singulier "il". Dans Il pleut, il neige, il vente, etc., "il" ne désigne rien (à moins de considérer "il", à tort ou à raison, comme Dieu, la Nature, les Éléments, etc. dans une vision mythique proche des peuples "primitifs"). Dans les verbes essentiellement impersonnels, le sujet réel est rarement exprimé sauf dans un emploi figuré (Il pleut des cordes, des hallebardes, etc.).
Les verbes employés impersonnellement. Dans cette construction, "il" est qualifié de sujet apparent et la séquence qui suit le verbe de "sujet réel". Lorsque le sujet réel est exprimé par un pronom personnel conjoint il précède le verbe (Il convient de faire attention. Il est arrivé une catastrophe. Il le faut).
Ce n'est pas sans mal, ni sans controverses que ces notions de sujet réel et de sujet apparent se maintiennent dans la grammaire. Des grammairiens n'acceptent le sujet réel que dans les constructions où la séquence qui suit le verbe peut se transformer en véritable sujet (Il vient un train = un train vient), ils la refusent lorsque cette transformation est impossible (Il semble que nous nous sommes connus = que nous nous sommes connus semble??).
De toute façon, ces considérations ne sont, en ce qui nous concerne, que des curiosités intellectuelles car
Place du sujet
Le sujet se place généralement avant le verbe. Il se place parfois après le verbe:
- dans les interrogations directes si la question porte sur le verbe lui-même et si le sujet est un pronom personnel, "ce", ou "on" :
Entends-tu?  Partons-nous?  Est-ce sa femme?
- si l'interrogation directe commence par un interrogatif attribut ou COD:
Que dit-elle?  Quel est ce bruit?
Si l'interrogation ne commence pas par un interrogatif et si le sujet n'est pas un pronom personnel "ce" ou "on", le sujet est repris après le verbe :
Votre ami viendra-t-il?  Tout sera-t-il achevé?
Si l' interrogatif qui introduit n'est ni attribut ni COD, si le sujet n'est pas un pronom, on peut placer le sujet avant le verbe :
Où va cet homme?  Où cet homme va-t-il?  Quand reviendront les vacances?  Quand les vacances reviendront-elles?
- dans certaines propositions au subjonctif marquant le souhait, l'opposition, le temps :
Puisse-t-il revenir!  Vienne le jour!
- régulièrement dans les incises :
Prenez ma main, dit-il, en venant vers lui.  Il n'y a plus, dit l'homme, rien qui m'intéresse.
Notez : le sujet n'est jamais inversé avec "est-ce que". On peut inverser ou ne pas inverser le sujet avec "à peine, vainement, peut-être, sans doute, au moins, aussi bien, aussi, ainsi".
Voir aussi : Interrogation
Subordonnée sujet
La subordonnée sujet peut être :
1. Une proposition introduite par "que" : avec un verbe de forme impersonnelle. La subordonnée étant alors le sujet réel du verbe impersonnel. (Voir sujet apparent, sujet réel).
Il faut que tu travailles.
2. Une proposition placée en tête de la phrase et introduite par "que" : elle est fréquemment reprise par "ce, ceci, la chose, le fait", etc. Si ces reprises sont absentes on peut facilement les introduire.
Qu'il le fasse m'étonnerait.  ...cela m'étonnerait.
Que des choses importantes soient passées sous silence n'est pas convenable.  ...cela n'est pas convenable.
Notez : le sujet peut être inversé et il faut alors retrouver la logique grammaticale (De toi seul, dépend qu'il vienne = Qu'il vienne, cela dépend de toi seul).
3. Une proposition placée après la principale : elle est annoncée, en tête de phrase, par "ce, ceci, cela, ça", la subordonnée est introduite par "que, comme, si, quand, lorsque".
C'est curieux que tu sois revenu.  Ce fut miracle s'il ne se rompit pas le cou.
4. Une proposition introduite par "que" : après une principale de type "d'où vient, qu'importe, à cela s'ajoute...".
D'où vient que tu sois si furieux.  Qu'importe que tu sois furieux.  A cela s'ajoute que nous n'avons pas compris le message.
5. Une relative introduite par "qui" ou "quiconque" : elle ne peut se rattacher à un mot, et a perdu son rôle principal qui est de compléter le sens d'un antécédent. Elle peut occuper les fonctions du nom et, en particulier être sujet. (Voir relative).
Qui a bu boira.  Qui veut aller loin ménage sa monture.  Quiconque ne sait se contrôler, ne peut trouver la paix.
6. Une infinitive : L'infinitive en position de sujet est, la plupart du temps, reprise par "ce, cela, le fait", etc. (Lui, réussir à son examen, cela m'étonnerait.).
Accord du participe passé avec l'antécédent du relatif
Lorsque le participe passé est en rapport avec un pronom relatif, soit que celui-ci représente le sujet (la femme qui est tombée), soit qu'il représente le complément d'objet direct (la femme que j'ai vue), le participe passé s'accorde, selon la règle générale de l'accord du participe passé, avec l' antécédent du pronom relatif (la femme, dans nos deux exemples).
Il peut y avoir un problème si le pronom relatif renvoie à plusieurs antécédents (l'homme et la femme que j'ai vus).
Il faut alors savoir si les antécédents s'ajoutent ou ne s'ajoutent pas. Avec les coordinations qui habituellement ajoutent un terme à l'autre (et, virgule) l'accord se fait au pluriel. Mais la coordination ne comporte pas toujours cette idée d'addition, en particulier, avec :
- les conjonctions de comparaison "comme, ainsi que, autant que, moins que, plutôt que", etc. Lorsque les antécédents s'ajoutent, l'accord se fait sur les deux. Lorsqu'ils ne s'ajoutent pas, on fait l'accord avec le premier.
La fille, comme le père, est venue.  Ne s'ajoutent pas.
La fille comme le père sont venus.  S'ajoutent.
C'est le fils autant que le père que j'ai invités.  S’ajoutent.
C'est la fille plutôt que le père que j'ai invitée.  Ne s'ajoutent pas.
- les coordinations "ou, ni". Lorsque les antécédents s'ajoutent, l'accord se fait sur les deux. Lorsqu'ils ne s'ajoutent pas, on fait l'accord avec le dernier.
Voir aussi : Règles générales de l'accord du participe passé, Plusieurs sujets
Sujet nom collectif, nom de fraction ou adverbe de quantité
I. Un nom collectif est un nom constituant une collection (un groupe, une foule, une multitude, etc.). Lorsqu'il est suivi du nom qui représente les éléments de cette collection (un groupe de soldats, une foule de manifestants, une multitude d'oiseaux, etc.), le verbe s'accorde, selon le sens, tantôt avec le nom collectif (singulier), tantôt avec son complément (pluriel).
La multitude de soldats avançait sur un seul front.  C'est la multitude qui avance.  Le groupe de soldats avançaient.  Ce sont les soldats qui avancent.
L'usage est très variable et dépend en priorité de l'attention portée par le scripteur à un terme ou à l'autre, mais quelques règles, à peu près observées, peuvent aider à l'accord.
1. Avec "force (sans de), la plupart de, nombre de, bon nombre de, grand nombre de, quantité de" l'accord se fait avec le nom qui suit (Force mots sont).
2. Avec les noms numéraux du type "douzaine, centaine, cinquantaine, etc." l'accord se fait avec le nom qui suit (Une douzaine d'ouvriers sont partis).
3. Avec "une infinité" l'accord est plus fréquent avec le nom qui suit car l'idée de nombre prédomine (Une infinité de sauterelles se levèrent).
4. Avec "la plupart" le verbe est toujours au pluriel - accord avec le complément, présent ou sous-entendu. (La plupart sont partis).
II. Les noms de fractions "la moitié, le tiers, le quart, une partie de, une fraction de" obéissent au même usage : accord avec le premier mot ou avec le second, selon que l'esprit s'attache à l'un ou à l'autre :
La moitié des invités sont venus.  La moitié des invités est venue.
III. Lorsqu'un adverbe de quantité accompagné de son complément (Combien de difficultés. Trop de marins. Que de patience, etc.) est sujet de la proposition, le verbe s'accorde avec le complément. Si celui-ci est absent, il est censé être au pluriel.
Trop de marins sont partis.  Combien de lettres sont écrites?  Combien sont...
En fait, l' adverbe se comporte comme un déterminant et le nom est le noyau du groupe, c'est avec lui que se fait l'accord.
Mais lorsque c'est l'adverbe de quantité qui exprime, en fait, l'idée dominante, il arrive que l'accord se fasse avec celui-ci.
Trop de complaisance serait blâmé.
Cet accord est habituel lorsque l' adverbe est nominalisé par la présence d'un déterminant.
Le trop de coups a usé son cerveau.
Cette nominalisation est fréquente avec "le peu, ce peu, le trop". Mais même dans ce cas, selon l'attention portée par le scripteur, on trouve l'accord avec le nom ou l' adverbe, et rien n'empêche d'écrire, par exemple :
Le peu de choses qu'il avait retenues.
Notez : Après "plus d'un" le verbe se met, habituellement au singulier. Après "moins de deux" le verbe se met au pluriel.
Ce
"Ce" est un pronom démonstratif, c'est un neutre singulier.
Il s'élide devant une voyelle et prend une cédille devant le "a" (C'est lui. C'est en avant qu'il faut aller. ç'a été chaud!).
"Ce" est souvent sujet et dans ce cas, la plupart du temps, il est accompagné d'un attribut (C'est beau. C'est un bon médecin). Le verbe se met au singulier sauf si l' attribut est un nom pluriel (ou avec "eux, elles"), dans ce cas, le verbe est souvent au pluriel (Ce sont elles. Ce sont eux. Ce sont des hommes violents).
"Ce" peut, dans certaines constructions figées, se trouver sans attribut (Ce me semble. Ce néanmoins).
"Ce" peut être COD dans certaines expressions (Ce disant. Ce faisant). Il est parfois complément circonstanciel (Sur ce, il se leva).
Accord du verbe avec plusieurs sujets
Le verbe qui a plusieurs sujets se met généralement au pluriel (voir pour la priorité des personnes la règle générale de l'accord du verbe).
Les parents et les enfants partent demain.
Toutefois le verbe s'accorde parfois avec le sujet le plus rapproché lorsque :
- les sujets sont synonymes ou expriment une même idée Le courage, la volonté de cet homme impressionne ces proches.  - les sujets sont en gradation : Un regard, un geste, une plaisanterie est parfois suffisant.
En règle générale, il faut savoir si les sujets s'ajoutent ou ne s'ajoutent pas. Avec les coordinations qui habituellement ajoutent un terme à l'autre (et, virgule) l'accord se fait au pluriel (aux réserves près, ci-dessus). Mais la coordination ne comporte pas toujours cette idée d'addition, en particulier avec :
- les conjonctions de comparaison "comme, ainsi que, autant que, moins que, plutôt que", etc. Lorsque les sujets s'ajoutent, l'accord se fait au pluriel. Lorsqu'ils ne s'ajoutent pas, on fait l'accord avec le premier.
Le thym, comme le romarin, pousse en Provence.  Ne s'ajoutent pas.
Le thym comme le romarin poussent en Provence.  S'ajoutent.
- les coordinations "ou, ni". Lorsque les antécédents s'ajoutent, l'accord se fait sur les deux. Lorsqu'ils ne s'ajoutent pas, on fait l'accord avec le dernier.
Lorsque deux sujets sont joints par des expressions nettement exclusives "moins que, plutôt que, ou mieux dit, et non, etc.", le verbe s'accorde avec le premier sujet.
Après "l'un et l'autre" le verbe se met généralement au pluriel.
Accord du verbe avec plusieurs sujets
Le verbe qui a plusieurs sujets se met généralement au pluriel (voir pour la priorité des personnes la règle générale de l'accord du verbe).
Les parents et les enfants partent demain.
Toutefois le verbe s'accorde parfois avec le sujet le plus rapproché lorsque :
- les sujets sont synonymes ou expriment une même idée Le courage, la volonté de cet homme impressionne ces proches.  - les sujets sont en gradation : Un regard, un geste, une plaisanterie est parfois suffisant.
En règle générale, il faut savoir si les sujets s'ajoutent ou ne s'ajoutent pas. Avec les coordinations qui habituellement ajoutent un terme à l'autre (et, virgule) l'accord se fait au pluriel (aux réserves près, ci-dessus). Mais la coordination ne comporte pas toujours cette idée d'addition, en particulier avec :
- les conjonctions de comparaison "comme, ainsi que, autant que, moins que, plutôt que", etc. Lorsque les sujets s'ajoutent, l'accord se fait au pluriel. Lorsqu'ils ne s'ajoutent pas, on fait l'accord avec le premier.
Le thym, comme le romarin, pousse en Provence.  Ne s'ajoutent pas.
Le thym comme le romarin poussent en Provence.  S'ajoutent.
- les coordinations "ou, ni". Lorsque les antécédents s'ajoutent, l'accord se fait sur les deux. Lorsqu'ils ne s'ajoutent pas, on fait l'accord avec le dernier.
Lorsque deux sujets sont joints par des expressions nettement exclusives "moins que, plutôt que, ou mieux dit, et non, etc.", le verbe s'accorde avec le premier sujet.
Après "l'un et l'autre" le verbe se met généralement au pluriel.
Les signes de ponctuations
5. Orthographe et typographie > 5.1 Ponctuation
01. La ponctuation
02. Le point (.)
03. Le point d'interrogation (?)
04. Le point d'exclamation (!)

05. Les points de suspension (...)
06. Le point-virgule (;)
07. Les deux points (:)
08. La virgule (,)
09. Les signes de ponctuation par paires
10. Les espaces et la ponctuation
11. Les abréviations

Le point (.)
Le point se place à la fin d'une phrase et en marque ainsi la limite droite, la limite gauche étant marquée par la majuscule. La séance ouvre à 14 h 30. Le président fait un rappel de la dernière réunion. Puis il invite chaque participant à donner son avis.
On met un point simple à la fin des phrases contenant un impératif et non un point d'exclamation, sauf si on veut traduire un ton particulier.Mettez-vous à l'aise.On met un point pour terminer certaines abréviations. En fin de phrase ce point abréviatif se confond avec le point de fin de phrase.Notre secteur couvre les Ardennes, la Champagne, etc.
Le point d'interrogation (?)
Toute interrogation directe se termine par un point d'interrogation.Qui était présent la dernière fois ?
Les interrogations indirectes, elles, ne se terminent jamais par un point d'interrogation.Je ne sais pas qui était présent la dernière fois. (Je ne sais pas qui était présent la dernière fois?).
Le point d'exclamation (!)
Le point d'exclamation se place :
à la fin d'une phrase exclamativeComme il a grandi !
après les interjections. Lorsqu'il suit l'interjection, il est souvent repris en fin de phrase.Zut ! j'ai oublié notre rendez-vous !
Les phrases contenant un impératif se terminent par un point simple et non par un point d'exclamation.Viens vite. (et non viens vite !).
Les points de suspension (...)
Les points de suspension (appelés également les trois points) mentionnent un élément manquant, qu'il s'agisse d'une suppression, d'une interruption, un sous-entendu ou d'une hésitation.Je ne vous raconte pas la fin…Euh… ! Je ne sais plus.
Les points de suspension peuvent avoir la même fonction que l'abréviation etc. : on emploiera donc l'abréviation ou la ponctuation, mais pas les deux.Notre secteur couvre la Champagne, les Ardennes… (et non la Champagne, les Ardennes, etc…).Dans les menus des logiciels, les points de suspension indiquent que l'exécution de la tâche nécessite le choix d'une nouvelle option.Police… (pour changer de police, l'utilisateur devra mentionner le nom de la police, la taille, etc.).
Le point-virgule (;)
Quand une phrase a un lien étroit avec celle qui précède, elle en est séparée par un point-virgule et non par un point.Il s'était caché ; il pouvait les observer ainsi très attentivement.
Le point-virgule peut terminer une phrase, mais il ne termine jamais un texte.
On ne met pas de majuscule au mot qui suit le point-virgule, sauf s'il s'agit d'un nom propre.
Les deux points (:)
Les deux points servent à annoncer une énumération ou une citation encadrée par des guillemets.Les pays voisins de la France sont : la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie et l'Espagne.L'auteur affirme : « l'art n'est que rêve ».
Les deux points servent également à marquer un lien logique entre deux propositions (cause, conséquence…).Il ne sera pas là : il n'a pas été prévenu.
Lorsque les deux points marquent un lien de cause à effet, il est inutile d'employer en effet, donc…Il ne sera pas là : il n'a pas été prévenu.ou Il ne sera pas là, en effet il n'a pas été prévenu (et non il ne sera pas là : en effet il n'a pas été prévenu).
La virgule (,)
La virgule sépare des mots ou des groupes de mots qui pourraient être reliés par une conjonction de coordination telle que et ou ou.La Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne sont les pays voisins de la France.
Les mots ou groupes de mots coordonnés par et, ou, ni ne sont pas séparés par une virgule.L'Italie et l'Espagne sont des voisins de la France.Il nous a prévenus qu'il s'absentait quelques jours et qu'il reviendrait en début de semaine prochaine.On ne sépare pas par une virgule le verbe de son sujet ni de ses compléments (et ce quelle qu'en soit la longueur).Une enquête faite auprès de mille salariés d'entreprises publiques a servi de base à ce rapport (et non Une enquête faite auprès de mille salariés d'entreprises publiques, a servi de base…).On peut placer une virgule après un groupe placé en tête de phrase pour la mettre en relief.Cette semaine, nous avons trois réunions.Nous, nous savons ce que nous voulons.
La virgule peut encadrer des éléments qui semblent être plus ou moins en marge de la phrase : les propositions incidentes, les épithètes, les appositions.Geneviève, leur sœur aînée, est bibliothécaire.Il faudrait, dit-il, résoudre rapidement le problème.
Les signes de ponctuation par paires
Certains signes de ponctuation marchent par paire. La ponctuation est alors composée d'un élément ouvrant et d'un élément fermant. Il s'agit des guillemets, des parenthèses, des crochets et dans une certaine mesure du tiret.
Les guillemets (« »)
Les guillemets servent à encadrer les paroles rapportées, les citations, les extraits d'un ouvrage qui sont annoncés par les deux points.L'auteur affirme : « L'art n'est que rêve. »Il a murmuré : « Ce n'est pas moi. »
On met également entre guillemets des termes que l'on emploie de façon particulière (sens, registre, connotation…).Sa constatation avait un « léger goût » de reproche.
Les parenthèses ( )
Les parenthèses servent à encadrer un exemple, un élément non indispensable à la phrase.Les fleurs vivaces (pensées, impatiences…) se plantent au printemps.
La virgule se place après la parenthèse fermante et non avant la parenthèse ouvrante.Les fruits (fraises, framboises…), les légumes verts (haricots verts, épinards…), les crudités sont à la base de son alimentation.
Les crochets ([ ])
Dans une citation, les crochets encadrent les éléments extérieurs à la citation.« Il [le père] leur rappela leur engagement. »On utilise également les crochets, lorsqu'à l'intérieur d'une parenthèse, on a besoin d'ouvrir une nouvelle parenthèse.L'Après-midi d'un faune (recueil de Mallarmé [1842-1898] paru en 1876).
Le tiret (—)
Le tiret employé seul indique un changement d'intervenant dans un dialogue.« Qui est là ? – C'est moi. – Qui ça, moi ? »Le tiret peut s'employer par paire comme les parenthèses pour encadrer un élément annexe.Les fleurs vivaces – pensées, impatiences… – se plantent au printemps.
Le point final tient lieu de deuxième tiret.On plante au printemps les fleurs vivaces – pensées, impatiences, etc.Avec un traitement de textes, on veillera à ne pas confondre le tiret et le trait d'union : le tiret est plus long que le trait d'union.Le chou-fleur est comestible (trait d'union pour le nom composé).Le chou – fleur de la plante du même nom – est comestible (tiret encadrant un élément annexe).
Les espaces et la ponctuation
Certains signes de ponctuation sont précédés et/ou suivis d'un espace, d'autres non.
La virgule et le point
Jamais d'espace avant la virgule et le point, toujours un espace après.Il a vu Pierre, Paul, Jacques et les autres. Tous allaient bien.
Le point-virgule, le point d'interrogation, d'exclamation et les deux points
Toujours un espace avant et aprèsle point-virgule, le point d'interrogation, le point d'exclamation et les deux points.Qui sera là pour les accueillir ? Personne ; à moins que tu ne te déplaces !
On pourra retenir que les signes nécessitant un espace avant et après sont ceux qui sont composés de deux éléments (? ; : !) contrairement à la virgule et au point qui sont composés d'un seul élément.
Il vaut mieux utiliser l'espace insécable devant les signes de ponctuation qui requièrent l'espace, afin d'éviter que le signe soit rejeté seul en début de ligne.
Les parenthèses et les guillemets
Pour les parenthèses et les guillemets :
il y a toujours un espace avant et jamais après le signe ouvrant : ( ‘ "
il y a toujours un espace après et jamais avant le signe fermant : ) ' "
Il nous a écrit : "J'arriverai demain (ou après-demain) à Paris." Mais il n'est pas venu.
Lorsqu'on utilise les guillemets « », on met un espace avant et après le signe, qu'il soit ouvrant ou fermé.Il nous a écrit : « J'arriverai demain (ou après-demain) à Paris. »
L'apostrophe et le trait d'union
Pas d'espace ni avant ni après l'apostrophe et le trait d'union.Nous l'avons vu à Saint-Tropez.
Les abréviations
Les abréviations sont suivies d'un point sauf si la dernière lettre de l'abréviation correspond à la dernière lettre du mot.p., ch. : abréviations de page, chapitre.Mme, n° : abréviations de madame, numéro.
Généralement, on écrit sur la ligne supérieure la ou les dernières lettres. On peut écrire ces lettres sur la même ligne à condition que cela ne prête pas à confusion pour la lecture.Dr pour docteur.Me pour maître (et non Me).L'abréviation française de monsieur est M. (et non Mr qui est celle de l'anglais Mister).
Les numéraux ordinaux qui se terminent par le suffixe -ième s'abrègent avec e.Le XIXe siècle (et non XIXème, XIXè, XIXme).On écrit sans point les symboles d'unités de mesure.La pièce mesure 3 m de long (et non 3 m. de long).
Les accents
Le français comporte trois accents :
l'accent aigu qui porte uniquement sur le e (é) ;
l'accent grave qui porte sur le e, le a et le u (à, è, ù) ;
l'accent circonflexe qui porte sur toutes les voyelles, sauf le y (â, ê, î, ô, û).
On ne met jamais d'accent sur une voyelle qui précède une consonne double.Une étiquette – chasser – gemmeLes accents sur le e change la prononciation de la voyelle.un modelé – un modèleSur les autres voyelles, l'accent ne modifie pas la prononciation.un mas / un mâtle rite / le gîteun atome / un diplôme une cure / une piqûre Les Rectifications de l'orthographe de 1990 proposent des aménagements pour l'accent.
L'accent aigu
L'accent aigu sert à noter le son [e] (é) sur :
un e qui est la première lettre du mot (sauf ère et ès); un élevage
un e qui est la dernière lettre d'un mot (sans tenir compte des s de pluriel ou des e muets)un pré – des prés abonné – abonnéeun lycée
le e des préfixes dé-, mé- et pré- ;développer – mésestimer – prévenir
un e qui précède une syllabe sans e muet.immédiat – compléter – génération – généralement
On écrivait autrefois certains mots tels que événement, réglementation… et les formes de futur et de conditionnel telles que il complétera, il gérerait… avec un accent aigu même s'il était suivi d'un e muet. Afin de supprimer les exceptions à la règle décrite ci-dessus, les Rectifications de l'orthographe de 1990 préconisent l'accent grave pour ces mots.un évènement – la règlementation il complètera – il gèreraitOn ne met jamais d'accent aigu sur un e qui précède un x ni devant une consonne doubleun exercice – flexible – circonflexe intéressant – il appelle

L'accent grave
L'accent grave sur le e
L'accent grave sur le e sert à noter le son [¨] (è) :
un e qui est suivi d'une e muet (sauf médecin, médecine) ;collège – avènement – il complète – fièrement
un e suivi d'un s final, à l'exclusion du s de pluriel.près (comparez avec des prés)abcès – faciès – pataquès
On écrivait autrefois certains mots tels que événement, réglementation… et les formes de futur et de conditionnel telles que il complétera, il gérerait… avec un accent aigu même s'il était suivi d'un e muet. Afin de rendre les règles plus cohérentes, lesRectifications de l'orthographe préconisent l'accent grave pour ces mots.un évènement – la règlementation il complètera – il gèreraitAu sein d'une même famille de mots, les accents peuvent varier selon que la syllabe suivante contient ou non un e muet.un collège – un collégien il complète – il complétait
L'accent grave sur le a et le u
On met un accent grave sur à (préposition), là (adverbe de lieu) et où (pronom relatif ou interrogatif) ce qui permet de les distinguer de leurs homophones a (verbe avoir), la (pronom ou article), ou (conjonction marquant le choix).J'habite à côté.
On écrit également avec un accent grave l'adverbe çà (employé peu couramment sauf dans l'expression çà et là), ce qui le distingue du pronom ça, contraction de cela.Ça n'a pas été facile, mais ils ont obtenu quelques précisions çà et là.Les composés delà, deçà, voilà… conservent l'accent. Seul le pronom cela s'écrit sans accent.Cela n'a pas d'importance.Il s'occupera de tout cela.En français, la touche ù du clavier n'est utilisée que pour un seul mot : où.

Tache ou tâche (orthographe)


Comment savoir s'il faut mettre un accent circonflexe ?

C'est enfantin !

1) "tâche" avec un accent circonflexe
C'est un travail à faire, souvent considéré comme pénible ou désagréable. 

Prendre le métro, marcher jusqu'au travail, je n'en peux plus de ces tâches répétitives.

2) "tache" sans accent circonflexe
C'est la petite salissure qu'on redoute de faire, par exemple sur ses habits.
Il peut aussi s'agir d'une marque sur le corps ou d'un ensemble qui s'est formé au sol.
Rien à voir avec une activité !
Tu pourrais faire attention, il y a une tache sur ton chemisier !



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1. N'achète pas ce vêtement ! Il a une .

2. Je suis sur le point de m'évanouir dès que j'aperçois une  de sang.

3. Désolé, je ne peux pas prendre ce travail, il comporte une  que je ne sais pas faire.

4. Laver sans arrêt ! Je n'en peux plus de cette  !

5. Comme elle est jolie, avec ses  de rousseur sur les joues !

6. Je suis exténué par cette  si fastidieuse ! J'arrête là.

7. Mince, je viens de me faire une  !

8. Il faut que j'aille acheter un produit anti  !

9. Cet animal est amusant ! Il a une seule  de couleur sur son pelage blanc.

10. Il met beaucoup de cœur pour terminer cette  avant minuit.


















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